542 spots dans un cercle de 30 km : 473 en France, 69 en Allemagne, sur trois départements. Et une explication commune à presque toutes ces eaux, sous vos pieds.
Mis à jour en août 2026 · données Fishera
Le rayon compte 423 étangs et lacs sur 542, proportion écrasante. On y voit d'ordinaire le résultat de l'extraction de granulats. L'essentiel est ailleurs : sous la plaine d'Alsace dort l'une des plus grandes réserves d'eau douce souterraines d'Europe, et une gravière n'est pas un étang, c'est un trou ouvert dans cette nappe.
La différence n'est pas théorique. Une gravière n'a ni amont ni aval : elle ne se trouble pas après un orage, son niveau suit la nappe et non la pluie de la veille, son eau filtrée par des mètres de graviers est d'une transparence redoutable, sa température de fond varie peu. Le poisson y circule le long des cassures plutôt que dans les herbiers. Cela vaut pour une bonne part du cercle — et pour aucune des rivières vosgiennes, à vingt kilomètres de là. À 50 km, le catalogue passe à 1 064.
Peu de villes de cette taille ont une rivière aussi près : l'Ill est recensée à 0,4 km du centre, sur six points en moins de 1,5 km. À la même distance de marche : l'étang Zimmermann (1,3 km), une gravière (1,4 km), l'écluse de l'Ill (2,4 km) et le canal de Colmar (2,5 km), qui mène au Rhin.
À peine plus loin : la Fecht (3,3 km), descendue de la vallée de Munster, la Lauch (6,2 km) qui traverse la ville, le Logelbach (7 km), l'étang de la Thur (7,4 km).
Une gravière ne se lit pas depuis la berge — cassures et fosses décident du poste, pas la couleur de l'eau.
Voir les cartes de profondeurPar endroits, la nappe ne reste pas sous terre : elle ressort. C'est le Ried, cette plaine humide où l'eau sourd du sol au lieu de descendre d'un versant. Les cours qu'elle forme portent des noms qu'on ne rencontre nulle part ailleurs — Giessen, Brunnwasser, Riedgraben. Le rayon en est plein : Le Giessen à Kunheim, Biesheim et Artzenheim, une dizaine de points entre 12,8 et 13,8 km, l'Unterriedgraben vers Sélestat (16,3 km), le bras mort de l'Ill (16,7 km), le barrage sur l'Ill de Muttersholtz (19 km).
Voici le détail qui résume tout : le même cercle contient un second Giessen, à Châtenois et Neuve-Église (21,5 et 23,6 km) — mais celui-là naît dans les Vosges. Un seul nom, deux comportements inverses. Après un orage sur la crête, le Giessen vosgien devient impêchable en une heure ; celui du Ried, alimenté par une nappe qui met des semaines à réagir, ne bouge pas. Une eau de résurgence ne gèle pas et ne s'échauffe guère : son activité ignore le calendrier des étangs d'à côté.
Ces eaux sont étroites, limpides et très végétalisées : le poisson vous voit venir. On y pêche léger, en remontant, en se servant du couvert — des gestes de rivière dans un paysage de plaine. Beaucoup de secteurs sont protégés : l'accès se vérifie à l'avance.
Le rayon compte 62 points de canal, et la plupart n'ont jamais porté une péniche : la plaine a été quadrillée bien avant l'ère fluviale, pour faire tourner des moulins et arroser des terres. Le Logelbach (7 km), l'écluse du Mühlbach (12,9 km), la Vieille Thur, dite canal des Douze Moulins (13,1 km), le canal Vauban (18,7 km), le canal du Quatelbach (27,9 km).
Eaux étroites, peu profondes, à courant lent mais constant, presque jamais pêchées. Elles se travaillent comme un petit cours d'eau : peu d'amorce, un fil discret, et l'obstacle — pile de pont, vannage, arbre couché — plutôt que le milieu du lit.
Le fleuve ne coule pas ici, il est découpé. Les barrages de Marckolsheim (14,1 km) et de Rhinau (23 km), la centrale de Fessenheim (26,1 km) et le Grand Canal d'Alsace (13,8 km) en font une suite de retenues pilotées. Autour, des ports et des embarcadères : la catégorie « pêche en mer ou littoral » en compte 34 ici, à des centaines de kilomètres de la mer, avec un trio bar-dorade-seiche collé sur 13 points. Étiquette d'équipement, pas milieu naturel.
La rive d'en face apporte 69 spots — et aucun suisse : la frontière helvétique n'entre dans un cercle de 30 km que quarante kilomètres plus au sud, à Mulhouse. Elle apporte aussi un relief absent de notre rive : le Kaiserstuhl, massif volcanique. À son pied s'alignent les gravières badoises — Burkheimer Baggersee (14,6 km), Sasbacher Badesee (16,4 km), Wyhler Baggersee (18,6 km), Ihringer Baggersee (19 km) — et le Leopoldskanal (26,1 km), creusé au XIXe siècle pour conduire au fleuve les rivières de Bade.
Le cadre y est autre. En Allemagne, la pêche relève du Land, pas de l'État fédéral : cette rive est en Bade-Wurtemberg, qui exige un permis d'État puis une autorisation attachée à l'eau visée. Votre carte française n'y vaut rien. Démarche à mener avant — à défaut, on reste sur sa rive.
Le même cercle qui touche le Rhin à 190 mètres d'altitude atteint les crêtes au-dessus de mille. La Fecht en est le fil conducteur, présente sur des dizaines de points, de Turckheim (7,6 km) à Walbach (13,4 km), Wihr-au-Val (15 km) et Munster (18,5 km). En parallèle, la Weiss à Kaysersberg (9,5 km) et la Béhine à Lapoutroie (18,3 km) : eaux vives, sensibles au moindre orage.
Plus haut viennent les lacs : lac Blanc (18,2 km), lac Noir (21,7 km), lac du Forlet (23,2 km), lac Vert (24,4 km), Schiessrothried (28,7 km), Fischboedle (29,1 km). Eau froide, saison courte, niveaux variables, règlement du gestionnaire. Attention à l'homonymie — un autre « Lac Noir » figure à 11 km, en pleine plaine à Sainte-Croix-en-Plaine. Rien à voir.
La vallée est-elle pêchable ? — hauteurs et débits relevés en continu. Sur la Fecht, la réponse change en une demi-journée.
Consulter les niveaux d'eauLe cercle se répartit ainsi : 413 spots dans le Haut-Rhin, 50 dans le Bas-Rhin — Sélestat, Marckolsheim, Baldenheim, Wittisheim, Schœnau — et 10 dans les Vosges. Ces dix-là sont les plus trompeurs : Plainfaing (25,8 km), Le Valtin (27,1 km), Ban-de-Laveline (28,4 km) sont de l'autre côté de la crête. Vingt-six kilomètres à vol d'oiseau, une bonne heure de route par un col. Leur eau finit elle aussi dans le Rhin — huit cents kilomètres plus loin, par la Moselle.
Soit trois arrêtés préfectoraux, trois fédérations, et une réciprocité suspendue aux accords de l'AAPPMA émettrice.
L'Ill, la Lauch et le canal se rejoignent à pied depuis le centre. Surtout, la ligne de la vallée de Munster remonte la Fecht et dessert Turckheim, Wihr-au-Val, Munster et Metzeral : l'un des rares endroits de France où une rivière à truites se pêche en descendant du train. Vers le nord, le TER dépose à Sélestat, au contact du Ried.
Le trio de tête est très resserré : brochet (75 spots), gardon (73) et perche (68), devant la brème (61). Quand le carnassier talonne le blanc, c'est que couvert et nourriture sont partout.
Le contraste avec le sud du département est net : la carpe n'apparaît que sur 23 spots et la tanche sur 11, là où les étangs d'élevage du Sundgau en font des espèces courantes. Ici l'eau vient de la nappe, pas d'une digue : moins de vase, moins de pisciculture. Le sandre (6) reste lié au fleuve ; dans les Giessen et sur la Fecht, cherchez plutôt chevesne, barbeau et truite. Une fiche mentionne le saumon : espèce protégée, jamais une cible.
Les conditions du moment, spot par spot — utile quand vingt kilomètres séparent deux climats.
Voir les conditionsCôté français, la pêche en eau libre suppose une carte de pêche valide, prise auprès d'une AAPPMA ou en ligne, et le respect de l'arrêté préfectoral — un par département traversé, et ils ne disent pas la même chose. Le Haut-Rhin et le Bas-Rhin relèvent en plus d'un droit local propre à l'Alsace, qui organise autrement l'attribution du droit de pêche ; les Vosges, non. S'ajoutent les zones protégées du Ried et les 5 étangs privés payants du rayon.
Côté allemand : permis du Land, puis autorisation pour l'eau visée.
Haut-Rhin (68) · Bas-Rhin (67) · Vosges (88) · Près de Mulhouse
542 à 30 km, 1 064 à 50 km : 473 en France, 69 en Allemagne, aucun en Suisse — la frontière helvétique concerne le rayon de Mulhouse, pas celui de Colmar.
La partie de la plaine où la nappe ressort et forme des cours d'eau à elle seule, les Giessen et Brunnwasser. Température presque constante, eau très claire : leur activité ne suit pas celle des étangs voisins. Beaucoup de secteurs sont protégés.
Non. Les 69 spots allemands relèvent du Bade-Wurtemberg, et la compétence appartient au Land : permis d'État, puis autorisation attachée à l'eau visée. L'autorité de pêche du Land est le seul interlocuteur fiable.
Oui : 413 dans le Haut-Rhin, 50 dans le Bas-Rhin, 10 dans les Vosges — ces derniers derrière la crête, du côté de Plainfaing et du Valtin : une heure de route par un col.
L'Ill à 0,4 km, l'étang Zimmermann à 1,3 km, une gravière à 1,4 km, le canal de Colmar à 2,5 km. Le train de la vallée de Munster longe la Fecht jusqu'à Metzeral.
Les 542 spots sont sur la carte, avec les espèces et les accès. Gratuit, sans carte bancaire.
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